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James & Faye

Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.


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Et si un sociopathe pouvait figer le temps ? | ComicsDiscovery S10E27 - Stand Still

Et si le pire des sociopathes avait le pouvoir d’arrêter le temps ?

C’est le concept de Stand Still, le comics de Lee Loughridge, Andrew Robinson et Alex Riegel publié chez Delcourt. Un titre qui se démarque immédiatement grâce à son format horizontal original, mais qui peine malheureusement à transformer son excellente idée de départ en grand récit de science-fiction.

Un comics atypique pour accompagner le retour de ComicsDiscovery après plusieurs semaines de pause.

Stand Still : Quand le temps devient une arme

Et si la technologie la plus révolutionnaire du monde tombait entre les mains de l’homme le plus dangereux qui soit ?

C’est le point de départ de Stand Still, un comics publié chez Image Comics puis édité en France par Delcourt. L’histoire suit Ryker Ruel, détenteur d’un prototype capable de figer le temps. Très vite, Ryker Ruel utilise ce pouvoir pour régler ses comptes personnels dans une spirale de violence incontrôlable.

Face à lui, Colin, ancien ami de Ryker Ruel et créateur de cette technologie, tente d’empêcher une catastrophe qu’il ne contrôle déjà plus.

Avec un tel concept, Stand Still avait tout pour devenir un thriller de science-fiction marquant. Et sur plusieurs aspects, le comics réussit effectivement à sortir du lot.

Un comics qui mise tout sur sa forme

La première chose qui saute aux yeux avec Stand Still, c’est son format paysage. Ce choix reste rare dans le comics américain moderne. Pourtant, il apporte ici une véritable identité visuelle au projet.

Grâce à cette lecture horizontale, les scènes d’action gagnent en intensité. Le découpage donne parfois l’impression de regarder un storyboard de film. Certaines doubles pages utilisent intelligemment l’espace pour renforcer les mouvements et la tension.

De plus, ce format permet au comics Stand Still de se démarquer immédiatement des autres productions Image Comics.

Cependant, cette originalité visuelle ne suffit pas toujours à compenser les faiblesses du scénario.

Lee Loughridge réussit-il son premier scénario ?

Avant Stand Still, Lee Loughridge travaillait surtout comme coloriste. Avec ce comics, il signe son premier scénario complet.

Malheureusement, malgré une excellente idée de départ, l’écriture peine souvent à convaincre.

Le récit accumule plusieurs problèmes de cohérence. Certains personnages prennent des décisions peu crédibles. En parallèle, plusieurs pistes narratives semblent abandonnées en cours de route. Enfin, certaines scènes cherchent à créer du mystère, mais donnent surtout l’impression que le scénario hésite sur sa direction.

Pourtant, Stand Still reste divertissant. Le comics conserve un bon rythme et propose plusieurs séquences efficaces. Mais le récit manque de profondeur pour exploiter pleinement son concept.

Deux dessinateurs pour deux visions

Visuellement, Stand Still repose sur le travail de Andrew Robinson et d’Alex Riegel.

Andrew Robinson dessine la première partie du comics. Et clairement, il livre les meilleures pages de l’album. Sa mise en scène exploite parfaitement le format horizontal. Certaines séquences jouent intelligemment avec l’espace et donnent une vraie sensation de temps suspendu.

Ensuite, Alex Riegel reprend le dessin dans la seconde moitié du récit. Et malheureusement, la transition casse une partie du rythme installé jusque-là.

Le découpage devient plus classique. Pire encore, certaines lectures verticales viennent contredire l’identité horizontale du comics. Le contraste entre les deux artistes devient alors difficile à ignorer.

Au final, cette différence graphique renforce l’impression d’irrégularité qui traverse tout Stand Still.

Faut-il lire Stand Still ?

Stand Still impressionne davantage par sa forme que par son histoire.

Le comics propose une identité visuelle forte, un format original et plusieurs idées de mise en scène très réussies. Andrew Robinson livre notamment certaines des meilleures pages du titre.

En revanche, le scénario de Lee Loughridge peine à maintenir le même niveau de qualité sur la durée. Le récit manque parfois de cohérence et n’exploite jamais totalement son excellent concept de départ.

Au final, Stand Still reste une lecture originale et visuellement marquante. Un comics frustrant par moments, mais suffisamment atypique pour mériter le détour.

Envie d’aller plus loin ?

Nous vous recommandons également ces autres comics publiés chez Image Comics et déjà abordés dans ComicsDiscovery :
The Rocketfellers : https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/the-rocketfellers-des-vacances-dans-le-temps-en-famille-comicsdiscovery-s10e24
Aucune Tombe Assez Profonde : https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/aucune-tombe-assez-profonde-comicsdiscovery-s09e19
The GodDamned : https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/comicsdiscovery-s01e32-the-goddamned

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Merci beaucoup à Cecil pour l'écriture de l'article.

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Le bijou post-apo du label 619 | ComicsDiscovery S10E26 : Asphalte Sauvage

Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous recevons Anne Masse, auteur d’Asphalte Sauvage, un récit post-apocalyptique marquant publié au Label 619 chez Rue de Sèvres. Avec cet album, il propose une vision brute et sensible d’un monde en ruine, portée par une narration immersive et un univers graphique fort.

Dans cet épisode, nous revenons avec lui sur la genèse du projet, ses influences et sa manière d’aborder le post-apo en bande dessinée. L’objectif est clair : comprendre ce qui fait la singularité d’Asphalte Sauvage au sein du Label 619.

Asphalte Sauvage

Anne Masse, l’auteur pas la ville

Avant Asphalte Sauvage, Anne Masse se fait connaître grâce à plusieurs séries publiées sur WEBTOON. Parmi elles, Les Vampires Anonymes, Sublime Misère et Extra-Coloc, qui cumulent des centaines de milliers, voire des millions de lectures. Grâce à ces projets, il développe un sens du rythme très efficace, typique de la narration verticale, ainsi qu’une écriture centrée sur les relations humaines.

Parallèlement, il travaille dans plusieurs domaines de l’image, notamment le jeu vidéo, l’animation et le design. Ces expériences nourrissent directement sa mise en scène et son approche visuelle. Il collabore aussi avec le Label 619 comme coloriste, notamment sur des projets liés à Tank Girl. Cette étape marque son entrée progressive dans cet univers éditorial.

Avec Asphalte Sauvage, il passe un cap. Il livre un récit long, personnel et maîtrisé, qui synthétise ses influences. Dans notre interview, il revient sur ce parcours, ses inspirations et les étapes qui l’ont mené à cet album.

Du McCarthy mais en BD

Dans Asphalte Sauvage, Anne Masse nous plonge dans un monde post-apocalyptique où les repères ont disparu. Nous suivons Vlada, une survivante qui erre après la perte de son groupe. Elle avance sans direction claire, jusqu’à croiser Pouic, un solitaire atypique fasciné par les vestiges du monde d’avant.

Dès lors, le récit devient un voyage à travers des paysages désertiques et des ruines chargées de mémoire. Pourtant, l’enjeu principal ne réside pas dans la survie. Ce qui compte, c’est la relation entre les deux personnages. D’abord méfiants, ils apprennent peu à peu à se comprendre. Leur duo évolue au fil du chemin, chacun confronté à la vision du monde de l’autre.

Ainsi, le post-apo sert surtout de décor. L’histoire se concentre sur l’humain : la solitude, le deuil et la reconstruction. Le récit prend son temps et privilégie l’émotion à l’action.

Le symbolisme du jaune ou pas

De notre côté, la lecture d’Asphalte Sauvage a été une vraie claque. Nous avons été happés par son style graphique, à la fois brut et sensible. On sent un retour assumé au dessin traditionnel, ainsi qu’un travail minutieux sur chaque planche. Cette exigence donne une forte identité à l’album et renforce l’immersion.

Mais ce qui nous a surtout marqués, ce sont ses personnages. À la fois attachants et souvent drôles, ils installent d’abord une dynamique légère. Pourtant, le récit gagne rapidement en profondeur. Derrière cette apparente simplicité, l’histoire aborde des thèmes forts : la solitude, le lien aux autres et la manière de continuer à avancer. Progressivement, l’émotion s’impose et finit par toucher juste.

Enfin, discuter avec Anne Masse a été un vrai plaisir. Nous espérons que cette énergie se ressent à l’écoute et que vous percevrez à quel point l’échange a été riche et passionnant.

Pour aller plus loin

Si vous aussi, comme nous, vous êtes des fans du Label 619, des vrais Label619Zouzes, alors on vous recommande de découvrir ou redécouvrir ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à d’autres titres marquants du label :

Silent Jenny de Mathieu Bablet
https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/

Shin Zero de Guillaume Singelin et Mathieu Bablet
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e18-shin-zero/

Frontier de Guillaume Singelin
https://jamesetfaye.fr/bddiscovery-s01e01-frontier/

Autant d’épisodes pour prolonger l’exploration du Label 619 et découvrir des œuvres qui repoussent, chacune à leur manière, les limites de la bande dessinée contemporaine.

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Quand un immortel devient le temps | Resurrection Man – ComicsDiscovery : S10E25

Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on revient sur Resurrection Man, la nouvelle série signée Ram V et Anand RK, publiée chez Urban Comics. Le personnage, assez atypique dans l’univers DC, revient à la vie après chaque mort avec de nouveaux pouvoirs. Ici, les auteurs proposent une version plus sombre sous le label DC Black Label.

En parallèle, l’épisode met aussi en avant la scène indépendante. On accueille Cloé Peche, venue présenter son projet de bande dessinée Cerise Noire, actuellement en financement participatif sur Ulule. Une discussion qui fait le lien entre comics mainstream et création indépendante, fidèle à l’ADN de ComicsDiscovery.

Resurrection Man

De la pêche à la cerise

On commence avec notre invitée Cloé Peche, qui nous parle de Cerise Noire. L’histoire se déroule à l’Académie de Bellune et suit des jumeaux pris dans un jeu d’identité, où l’un prend la place de l’autre. Le point de départ est solide. Le projet s’inscrit dans une série prévue sur plusieurs tomes, avec une approche proche du manga en couleur.

Ensuite, elle revient sur son parcours. Elle a étudié le dessin à Chambéry avec Matthieu Bablet, avant de travailler comme coloriste sur plusieurs planches de Silent Jenny, un titre qu’on évoque aussi dans l’émission. Cet échange met en lumière un métier essentiel de la bande dessinée, encore trop peu abordé. Pour découvrir le projet et le soutenir : https://fr.ulule.com/cerise-noire-tome-1/

Ram V et Anand RK, un duo d’auteurs à part

Côté comics, on enchaîne avec Resurrection Man. C’est l’occasion de reparler de Ram V, un auteur qu’on a déjà croisé plusieurs fois dans ComicsDiscovery, notamment avec Le Dernier Festin de Rubin ou encore son passage sur Swamp Thing. Depuis quelques années, il s’impose comme une voix forte du comics contemporain. Il navigue entre indé et mainstream tout en gardant une identité marquée.

Par ailleurs, ses origines indiennes nourrissent son écriture. Cela se ressent dans les thèmes, les ambiances ou certaines constructions narratives. Rien de forcé, mais une vraie couleur qui apporte quelque chose de différent dans le paysage comics.

De son côté, Anand RK confirme ce qu’on avait déjà vu sur Blue in Green. Son style reste immédiatement reconnaissable. Il propose des planches organiques, parfois expérimentales, qui accompagnent parfaitement l’écriture de Ram V. Ensemble, ils cherchent clairement à sortir des codes classiques du super-héros.

Un personnage culte mais discret

Avant cette version, Resurrection Man restait un personnage à part dans l’univers DC. Créé dans les années 90 par Dan Abnett et Andy Lanning, Mitch Shelley revient à la vie après chaque mort, avec un nouveau pouvoir à chaque fois. Ce concept permet de varier les histoires, les tons et même les genres.

Cependant, malgré cette idée forte, le personnage n’a jamais vraiment trouvé sa place sur la durée. Il apparaît de manière ponctuelle, notamment pendant les New 52, sans s’imposer durablement. Ce statut laisse aujourd’hui plus de liberté aux auteurs pour proposer leur propre vision.

Une relecture ambitieuse mais clivante

Avec Resurrection Man, Ram V et Anand RK prennent une direction très ambitieuse. Ils s’éloignent du récit de super-héros classique pour proposer quelque chose de plus conceptuel. La narration éclate la chronologie, multiplie les allers-retours et aborde des thèmes comme la mort, l’amour ou la mémoire.

Cependant, de notre côté, ça ne fonctionne pas vraiment. À force d’accumuler les idées, le récit devient chargé. La lecture se complique et l’implication émotionnelle reste limitée. On a davantage l’impression de suivre une démonstration qu’une histoire qui nous embarque.

En revanche, le travail de Anand RK sort clairement du lot. Sa mise en page se libère des codes classiques et propose une vraie recherche visuelle. C’est lui qui donne au titre son identité. Par moments, il réussit même à capter notre attention là où le récit décroche.

Envie d’aller plus loin ?

Vous voulez en découvrir plus sur l’univers de Ram V ? On a déjà consacré plusieurs épisodes de ComicsDiscovery à ses œuvres :

On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.

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The Rocketfellers : des vacances dans le temps en famille | ComicsDiscovery : S10E24

Au cœur de The Rocketfellers, on suit une famille venue du futur qui tente de vivre incognito à notre époque. Mais derrière cette apparente normalité se cache une mission bien plus complexe : fuir un danger qui les traque à travers le temps, tout en essayant de préserver une vie de famille “classique”. Entre parents aux lourds secrets et enfants contraints de s’adapter à un monde qui n’est pas le leur, la série installe rapidement un équilibre fragile, où chaque décision peut avoir des conséquences à la fois intimes… et temporelles.

Un duo d’auteurs bien rodé

Derrière The Rocketfellers, on retrouve deux auteurs qui connaissent parfaitement les codes du comics mainstream. Peter J. Tomasi s’est imposé au fil des années comme un scénariste majeur chez DC Comics, notamment sur Batman and Robin, Superman ou encore Green Lantern Corps. Son écriture se distingue par une attention particulière portée aux relations humaines, et en particulier aux dynamiques familiales, qu’il place au cœur de récits pourtant très spectaculaires.

À ses côtés, Francis Manapul s’est fait un nom grâce à son travail sur The Flash (New 52) et Detective Comics, avec un style fluide et dynamique, qui joue beaucoup sur la mise en page et le mouvement pour renforcer la narration. Ensemble, ils forment un duo complémentaire, capable de mêler efficacité narrative et identité visuelle forte.

Un divertissement efficace mais inégal

À la lecture, The Rocketfellers séduit d’abord par son énergie et son accessibilité. Le titre est fun, porté par des personnages attachants et une proposition visuelle vraiment agréable. Mais derrière cette première impression, l’ensemble donne parfois le sentiment de manquer de consistance. Le récit enchaîne les idées sans toujours leur donner le poids nécessaire, ce qui crée une forme d’incohérence dans les enjeux.

On aurait aimé que la série appuie davantage ses conflits, qu’elle prenne le temps d’installer une vraie tension, notamment autour du voyage dans le temps et des menaces qui pèsent sur la famille. Résultat, malgré ses qualités évidentes, le comics laisse une impression un peu légère, comme s’il passait à côté d’un potentiel plus fort.

Faut-il lire The Rocketfellers ?

Avec ses idées de science-fiction et son approche centrée sur la famille, The Rocketfellers reste une lecture divertissante, portée par un duo d’auteurs qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Si la série peine parfois à donner toute l’ampleur à ses enjeux, elle n’en reste pas moins divertissante et pleine de bonnes intentions, notamment dans sa manière d’aborder le voyage dans le temps sous un angle plus intime.

Un titre imparfait mais attachant, qui pourra séduire les amateurs de récits fun et rythmés, même s’il laisse entrevoir un potentiel encore plus grand.

Vous avez envie d’aller plus loin ?

Si vous aimez les comics indés et les récits originaux, on vous propose de découvrir d’autres bande dessinées à travers ces épisodes de ComicsDiscovery :

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Les évadés d’Alcatraz : que se passe-t-il après l’évasion ? | ComicsDiscovery S10E23

Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’intéresse au comics Les évadés d’Alcatraz, signé Christopher Cantwell au scénario et Tyler Crook au dessin, publié chez Delcourt. Inspiré de l’un des plus grands mystères américains, le récit ne raconte pas l’évasion… mais ce qui vient après. Que se passe-t-il une fois dehors, quand tout reste à construire et que la liberté a un prix ? Entre tension, survie et paranoïa, on vous propose dans ce podcast comics notre analyse et critique BD.

Les évadés d’Alcatraz : une des énigmes les plus sombres

Située sur une île isolée au milieu de la baie de San Francisco, Alcatraz est longtemps considérée comme la prison la plus sécurisée des États-Unis, un lieu dont il est théoriquement impossible de s’échapper en raison des courants glacials et de l’isolement total. Pourtant, en juin 1962, trois détenus, Frank Morris et les frères John Anglin et Clarence Anglin, parviennent à réaliser l’impensable. Pendant des mois, ils creusent les murs de leurs cellules avec des outils de fortune, fabriquent de faux visages pour tromper les gardiens et assemblent un radeau avec des imperméables. Dans la nuit du 11 juin, ils disparaissent sans laisser de trace. Officiellement, ils se seraient noyés en tentant de rejoindre le continent, mais aucun corps n’a jamais été retrouvé, laissant planer le doute et transformant cette évasion en l’un des plus grands mystères de l’histoire américaine.

Alcatraz dans la pop culture

L’évasion d’Alcatraz et le mythe qui entoure la prison ont profondément marqué la pop culture, inspirant de nombreux films, séries et récits. On pense notamment à L’Évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, à The Rock qui transforme l’île en terrain d’action spectaculaire, ou encore à la série Prison Break. Symbole ultime de l’enfermement et du défi à l’autorité, Alcatraz est devenue un décor récurrent pour raconter des histoires de fuite, de survie et de mystère. Aujourd’hui, c’est au tour de Christopher Cantwell et Tyler Crook de s’intéresser à cette histoire.

Cantwell et Crook aux commandes

Christopher Cantwell est un scénariste américain connu pour son travail à la télévision, notamment en tant que co-créateur des séries Halt and Catch Fire et Paper Girls. Dans le comics, il s’est illustré chez Marvel avec Doctor Doom ou Iron Man, en explorant des personnages marqués par leurs failles. À ses côtés, Tyler Crook apporte une identité visuelle forte grâce à son style à l’aquarelle, notamment sur Harrow County. Son trait organique et atmosphérique installe une ambiance lourde et immersive, idéale pour ce type de récit.

L’évasion, et après ?

Christopher Cantwell prend ici le contre-pied de ce que l’on pourrait attendre en choisissant de débuter son récit après l’évasion. Dans cette version, une partie des prisonniers a réussi à atteindre la Californie, et l’histoire se concentre sur leur fuite et leur tentative de disparaître. S’ensuit un récit rythmé, ponctué de nombreux rebondissements et de twists qui maintiennent l’intérêt tout au long de la lecture. Sans révolutionner le genre, ce comics reste efficace et agréable à suivre. L’introduction de deux enquêteurs lancés sur les traces des évadés permet également d’aborder d’autres thématiques et d’enrichir l’ensemble. De son côté, Tyler Crook livre un travail très solide, porté par une mise en couleur à l’aquarelle qui plonge pleinement dans l’atmosphère du récit.

Envie d’allez plus loin

Vous aimez les récits inspirés de l’histoire avec un grand H ? Je vous conseille d’écouter ces épisodes de ComicsDiscovery :
Le Visage du Créateur : https://jamesetfaye.fr/bd-challenger-le-visage-du-createur/
Hérétique : https://jamesetfaye.fr/heretique-charlie-adlard-comicsdiscovery-s10e15/
Dr Wertham : https://jamesetfaye.fr/dr-wertham-failli-tuer-comics/

On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.

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