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ComicsDiscovery , le podcast qui vous fait découvrir le monde des comics

James & Faye

Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.


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Quand un immortel devient le temps | Resurrection Man – ComicsDiscovery : S10E25

Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on revient sur Resurrection Man, la nouvelle série signée Ram V et Anand RK, publiée chez Urban Comics. Le personnage, assez atypique dans l’univers DC, revient à la vie après chaque mort avec de nouveaux pouvoirs. Ici, les auteurs proposent une version plus sombre sous le label DC Black Label.

En parallèle, l’épisode met aussi en avant la scène indépendante. On accueille Cloé Peche, venue présenter son projet de bande dessinée Cerise Noire, actuellement en financement participatif sur Ulule. Une discussion qui fait le lien entre comics mainstream et création indépendante, fidèle à l’ADN de ComicsDiscovery.

Resurrection Man

De la pêche à la cerise

On commence avec notre invitée Cloé Peche, qui nous parle de Cerise Noire. L’histoire se déroule à l’Académie de Bellune et suit des jumeaux pris dans un jeu d’identité, où l’un prend la place de l’autre. Le point de départ est solide. Le projet s’inscrit dans une série prévue sur plusieurs tomes, avec une approche proche du manga en couleur.

Ensuite, elle revient sur son parcours. Elle a étudié le dessin à Chambéry avec Matthieu Bablet, avant de travailler comme coloriste sur plusieurs planches de Silent Jenny, un titre qu’on évoque aussi dans l’émission. Cet échange met en lumière un métier essentiel de la bande dessinée, encore trop peu abordé. Pour découvrir le projet et le soutenir : https://fr.ulule.com/cerise-noire-tome-1/

Ram V et Anand RK, un duo d’auteurs à part

Côté comics, on enchaîne avec Resurrection Man. C’est l’occasion de reparler de Ram V, un auteur qu’on a déjà croisé plusieurs fois dans ComicsDiscovery, notamment avec Le Dernier Festin de Rubin ou encore son passage sur Swamp Thing. Depuis quelques années, il s’impose comme une voix forte du comics contemporain. Il navigue entre indé et mainstream tout en gardant une identité marquée.

Par ailleurs, ses origines indiennes nourrissent son écriture. Cela se ressent dans les thèmes, les ambiances ou certaines constructions narratives. Rien de forcé, mais une vraie couleur qui apporte quelque chose de différent dans le paysage comics.

De son côté, Anand RK confirme ce qu’on avait déjà vu sur Blue in Green. Son style reste immédiatement reconnaissable. Il propose des planches organiques, parfois expérimentales, qui accompagnent parfaitement l’écriture de Ram V. Ensemble, ils cherchent clairement à sortir des codes classiques du super-héros.

Un personnage culte mais discret

Avant cette version, Resurrection Man restait un personnage à part dans l’univers DC. Créé dans les années 90 par Dan Abnett et Andy Lanning, Mitch Shelley revient à la vie après chaque mort, avec un nouveau pouvoir à chaque fois. Ce concept permet de varier les histoires, les tons et même les genres.

Cependant, malgré cette idée forte, le personnage n’a jamais vraiment trouvé sa place sur la durée. Il apparaît de manière ponctuelle, notamment pendant les New 52, sans s’imposer durablement. Ce statut laisse aujourd’hui plus de liberté aux auteurs pour proposer leur propre vision.

Une relecture ambitieuse mais clivante

Avec Resurrection Man, Ram V et Anand RK prennent une direction très ambitieuse. Ils s’éloignent du récit de super-héros classique pour proposer quelque chose de plus conceptuel. La narration éclate la chronologie, multiplie les allers-retours et aborde des thèmes comme la mort, l’amour ou la mémoire.

Cependant, de notre côté, ça ne fonctionne pas vraiment. À force d’accumuler les idées, le récit devient chargé. La lecture se complique et l’implication émotionnelle reste limitée. On a davantage l’impression de suivre une démonstration qu’une histoire qui nous embarque.

En revanche, le travail de Anand RK sort clairement du lot. Sa mise en page se libère des codes classiques et propose une vraie recherche visuelle. C’est lui qui donne au titre son identité. Par moments, il réussit même à capter notre attention là où le récit décroche.

Envie d’aller plus loin ?

Vous voulez en découvrir plus sur l’univers de Ram V ? On a déjà consacré plusieurs épisodes de ComicsDiscovery à ses œuvres :

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The Rocketfellers : des vacances dans le temps en famille | ComicsDiscovery : S10E24

Au cœur de The Rocketfellers, on suit une famille venue du futur qui tente de vivre incognito à notre époque. Mais derrière cette apparente normalité se cache une mission bien plus complexe : fuir un danger qui les traque à travers le temps, tout en essayant de préserver une vie de famille “classique”. Entre parents aux lourds secrets et enfants contraints de s’adapter à un monde qui n’est pas le leur, la série installe rapidement un équilibre fragile, où chaque décision peut avoir des conséquences à la fois intimes… et temporelles.

Un duo d’auteurs bien rodé

Derrière The Rocketfellers, on retrouve deux auteurs qui connaissent parfaitement les codes du comics mainstream. Peter J. Tomasi s’est imposé au fil des années comme un scénariste majeur chez DC Comics, notamment sur Batman and Robin, Superman ou encore Green Lantern Corps. Son écriture se distingue par une attention particulière portée aux relations humaines, et en particulier aux dynamiques familiales, qu’il place au cœur de récits pourtant très spectaculaires.

À ses côtés, Francis Manapul s’est fait un nom grâce à son travail sur The Flash (New 52) et Detective Comics, avec un style fluide et dynamique, qui joue beaucoup sur la mise en page et le mouvement pour renforcer la narration. Ensemble, ils forment un duo complémentaire, capable de mêler efficacité narrative et identité visuelle forte.

Un divertissement efficace mais inégal

À la lecture, The Rocketfellers séduit d’abord par son énergie et son accessibilité. Le titre est fun, porté par des personnages attachants et une proposition visuelle vraiment agréable. Mais derrière cette première impression, l’ensemble donne parfois le sentiment de manquer de consistance. Le récit enchaîne les idées sans toujours leur donner le poids nécessaire, ce qui crée une forme d’incohérence dans les enjeux.

On aurait aimé que la série appuie davantage ses conflits, qu’elle prenne le temps d’installer une vraie tension, notamment autour du voyage dans le temps et des menaces qui pèsent sur la famille. Résultat, malgré ses qualités évidentes, le comics laisse une impression un peu légère, comme s’il passait à côté d’un potentiel plus fort.

Faut-il lire The Rocketfellers ?

Avec ses idées de science-fiction et son approche centrée sur la famille, The Rocketfellers reste une lecture divertissante, portée par un duo d’auteurs qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Si la série peine parfois à donner toute l’ampleur à ses enjeux, elle n’en reste pas moins divertissante et pleine de bonnes intentions, notamment dans sa manière d’aborder le voyage dans le temps sous un angle plus intime.

Un titre imparfait mais attachant, qui pourra séduire les amateurs de récits fun et rythmés, même s’il laisse entrevoir un potentiel encore plus grand.

Vous avez envie d’aller plus loin ?

Si vous aimez les comics indés et les récits originaux, on vous propose de découvrir d’autres bande dessinées à travers ces épisodes de ComicsDiscovery :

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Les évadés d’Alcatraz : que se passe-t-il après l’évasion ? | ComicsDiscovery S10E23

Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’intéresse au comics Les évadés d’Alcatraz, signé Christopher Cantwell au scénario et Tyler Crook au dessin, publié chez Delcourt. Inspiré de l’un des plus grands mystères américains, le récit ne raconte pas l’évasion… mais ce qui vient après. Que se passe-t-il une fois dehors, quand tout reste à construire et que la liberté a un prix ? Entre tension, survie et paranoïa, on vous propose dans ce podcast comics notre analyse et critique BD.

Les évadés d’Alcatraz : une des énigmes les plus sombres

Située sur une île isolée au milieu de la baie de San Francisco, Alcatraz est longtemps considérée comme la prison la plus sécurisée des États-Unis, un lieu dont il est théoriquement impossible de s’échapper en raison des courants glacials et de l’isolement total. Pourtant, en juin 1962, trois détenus, Frank Morris et les frères John Anglin et Clarence Anglin, parviennent à réaliser l’impensable. Pendant des mois, ils creusent les murs de leurs cellules avec des outils de fortune, fabriquent de faux visages pour tromper les gardiens et assemblent un radeau avec des imperméables. Dans la nuit du 11 juin, ils disparaissent sans laisser de trace. Officiellement, ils se seraient noyés en tentant de rejoindre le continent, mais aucun corps n’a jamais été retrouvé, laissant planer le doute et transformant cette évasion en l’un des plus grands mystères de l’histoire américaine.

Alcatraz dans la pop culture

L’évasion d’Alcatraz et le mythe qui entoure la prison ont profondément marqué la pop culture, inspirant de nombreux films, séries et récits. On pense notamment à L’Évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, à The Rock qui transforme l’île en terrain d’action spectaculaire, ou encore à la série Prison Break. Symbole ultime de l’enfermement et du défi à l’autorité, Alcatraz est devenue un décor récurrent pour raconter des histoires de fuite, de survie et de mystère. Aujourd’hui, c’est au tour de Christopher Cantwell et Tyler Crook de s’intéresser à cette histoire.

Cantwell et Crook aux commandes

Christopher Cantwell est un scénariste américain connu pour son travail à la télévision, notamment en tant que co-créateur des séries Halt and Catch Fire et Paper Girls. Dans le comics, il s’est illustré chez Marvel avec Doctor Doom ou Iron Man, en explorant des personnages marqués par leurs failles. À ses côtés, Tyler Crook apporte une identité visuelle forte grâce à son style à l’aquarelle, notamment sur Harrow County. Son trait organique et atmosphérique installe une ambiance lourde et immersive, idéale pour ce type de récit.

L’évasion, et après ?

Christopher Cantwell prend ici le contre-pied de ce que l’on pourrait attendre en choisissant de débuter son récit après l’évasion. Dans cette version, une partie des prisonniers a réussi à atteindre la Californie, et l’histoire se concentre sur leur fuite et leur tentative de disparaître. S’ensuit un récit rythmé, ponctué de nombreux rebondissements et de twists qui maintiennent l’intérêt tout au long de la lecture. Sans révolutionner le genre, ce comics reste efficace et agréable à suivre. L’introduction de deux enquêteurs lancés sur les traces des évadés permet également d’aborder d’autres thématiques et d’enrichir l’ensemble. De son côté, Tyler Crook livre un travail très solide, porté par une mise en couleur à l’aquarelle qui plonge pleinement dans l’atmosphère du récit.

Envie d’allez plus loin

Vous aimez les récits inspirés de l’histoire avec un grand H ? Je vous conseille d’écouter ces épisodes de ComicsDiscovery :
Le Visage du Créateur : https://jamesetfaye.fr/bd-challenger-le-visage-du-createur/
Hérétique : https://jamesetfaye.fr/heretique-charlie-adlard-comicsdiscovery-s10e15/
Dr Wertham : https://jamesetfaye.fr/dr-wertham-failli-tuer-comics/

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La plus belle personne : une romance queer entre désir et body horror – ComicsDiscovery S10E22

Une romance queer troublante, entre désir et body horror. On reçoit Marianne Garnier-Surles dans ComicsDiscovery.

Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on vous parle de La plus belle personne, une BD publiée chez 6 Pieds sous Terre, qui mêle romance queer et body horror pour questionner notre rapport à la beauté.

Pour en discuter, nous avons eu le plaisir d’accueillir son autrice, Marianne Garnier-Surles, avec qui on revient sur la création de l’œuvre, ses influences et les thèmes qu’elle aborde.

Jusqu’où peut-on aller pour le regard des autres ?

Marianne Garnier-Surles est une autrice et illustratrice française, originaire du sud de la France. Elle publie en 2026 son premier album, La plus belle personne, chez 6 Pieds sous Terre. L’équipe de ComicsDiscovery a eu le plaisir de la découvrir au travers d’un entretien passionnant. Elle nous a parlé de la genèse du projet, de ses inspirations et des thèmes au cœur du récit.

Une romance queer teintée de body horror

La plus belle personne suit Lia, une jeune fille qui grandit dans un petit village et nourrit des sentiments pour Eva. Mais un été, cette dernière disparaît mystérieusement, laissant derrière elle une absence qui pèse lourd.

Alors que Lia entre au lycée avec cette disparition en toile de fond, elle fait une rencontre qui va bouleverser son quotidien. Son regard et son comportement évoluent peu à peu. Pour gagner en assurance, elle commence à reproduire ce que faisait Eva, jusqu’à adopter un geste aussi étrange que dérangeant : se réfugier dans un trou qui semble ronger sa chair.

Avec cette BD, Marianne Garnier-Surles s’intéresse avant tout au regard des autres et à la manière dont il façonne la construction de soi. À travers le personnage de Lia, le récit montre comment l’image que l’on renvoie peut devenir un poids, surtout à un moment charnière comme le passage de l’enfance à l’adolescence.

Ce basculement est au cœur du récit. Entre innocence et découverte, Lia est confrontée à ses premiers désirs, à ses émotions et à la complexité des relations. La romance queer s’inscrit dans cette évolution, apportant une dimension intime et sensible, où le désir se construit autant dans l’attirance que dans le manque laissé par l’absence d’Eva.

Le body horror au service du récit

Le body horror vient renforcer ces thématiques. Il ne sert pas uniquement à choquer, mais à matérialiser ce que Lia traverse intérieurement. Son corps devient le reflet de ses tensions, de ses doutes et de sa volonté de se transformer pour correspondre à une image, ou pour se rapprocher de celle qu’elle a perdue.

Impossible de ne pas penser à Black Hole de Charles Burns, qui abordait déjà l’adolescence à travers des transformations corporelles marquantes. Comme dans cette œuvre, le corps devient un langage, un moyen d’exprimer le malaise, le désir et la marginalisation.

On ressent également une influence du manga dans la manière de traiter les émotions et les relations. Le récit prend le temps de s’installer, de laisser place aux silences et aux regards, ce qui renforce la dimension intime de la romance et rend les moments plus dérangeants encore lorsque le corps entre en jeu.

Ce fut un vrai plaisir d’échanger autour de cette BD avec Marianne Garnier-Surles, ainsi qu’avec Zelda des éditions 6 Pieds sous Terre. La discussion a permis de revenir en profondeur sur la création de l’œuvre, ses intentions et les thématiques qu’elle aborde.

Du côté de l’équipe, La plus belle personne a été un véritable coup de cœur. Une lecture marquante, à la fois sensible et dérangeante, qu’on ne peut que vous recommander chaudement.

Encore une fois, 6 Pieds sous Terre confirme son envie de mettre en avant de nouvelles voix en donnant sa chance à une autrice pour un premier album aussi fort et singulier.

Envie d’aller plus loin ?

Si comme nous vous adorez les BD de chez 6 Pieds sous Terre, on vous propose de continuer votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery :

Sauvage ou la sagesse des pierres : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e16-sauvage-ou-la-sagesse-des-pierres/ — Ils brûlent : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-ils-brulent/ — Adieu mon royaume : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e05-adieu-mon-royaume/

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Garth Ennis s’attaque à Hollywood – ComicsDiscovery S10E21 : Freddie l’arrangeur

Dans ce nouvel épisode de votre podcast préféré sur les comics, on vous parle d’un nouveau titre du scénariste irlandais bien connu pour son ton trash, Garth Ennis.

Accompagné de Mike Perkins, il revient avec Freddie l’arrangeur (Freddie the Fix en VO), une satire violente et sans filtre d’Hollywood, publiée chez Delcourt.

Un comics corrosif qui s’inscrit dans la lignée de ses précédents travaux comme The Boys… et c’est le titre dont on parle cette semaine.

Freddie l’arrangeur : le nouveau comics de Garth Ennis

Deux Britanniques s’en prennent à Hollywood

Garth Ennis est un scénariste irlandais incontournable, connu pour son ton brutal, provocateur et souvent très drôle. Il s’est imposé avec des séries devenues cultes comme Preacher ou The Boys, où il démonte aussi bien les super-héros que les institutions avec une bonne dose de cynisme. Son écriture, toujours très directe, mélange violence, satire et regard acerbe sur la société, ce qui en fait une voix à part dans le monde du comics.

De son côté, Mike Perkins est un dessinateur britannique reconnu pour son style réaliste et sombre. Il a travaillé sur de nombreux titres chez Marvel et DC, comme Captain America, The Swamp Thing ou encore The Stand. Son trait précis et son sens de l’ambiance apportent une vraie densité visuelle aux récits qu’il illustre, ce qui colle parfaitement à l’univers noir et grinçant de Freddie l’arrangeur.

Quand Ray Donovan rencontre Entourage

Dans Freddie l’arrangeur (Freddie the Fix), on suit Freddie, un homme de l’ombre qui règle les problèmes d’Hollywood… quels qu’ils soient. Discret, efficace et surtout sans scrupules, il navigue dans un milieu où tout peut s’acheter, se cacher ou disparaître.

Entre producteurs véreux, affaires compromettantes et secrets bien gardés, le comics plonge dans les coulisses les plus sales de l’industrie du cinéma. Une satire noire et sans filtre, où Garth Ennis s’amuse à démonter les mécanismes d’un système aussi fascinant que profondément corrompu.

On en pense quoi ?

Ce n’est clairement pas du mauvais Garth Ennis, mais le titre est vraiment trop court pour être marquant. On a surtout l’impression qu’Ennis avait envie de s’amuser avec son pote Mike Perkins, et que le projet s’est fait un peu comme ça, sans chercher à aller beaucoup plus loin.

Du coup, ce n’est pas le comics qu’on vous recommanderait pour découvrir leur travail. Mike Perkins fait le taf au dessin, mais ça reste parfois un peu figé et ça manque de dynamisme. Malgré tout, ça reste une lecture plutôt agréable : vous ne passerez pas un mauvais moment, mais vous refermerez sans doute la BD avec un petit goût d’inachevé.

Envie d’aller plus loin ?

Vous voulez découvrir d’autres comics de Garth Ennis ? On vous conseille l’écoute de nos épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses œuvres :

On se retrouve très vite pour découvrir d’autres comics et nos prochains avis sur les sorties comics.

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