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James & Faye

Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.


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Exquisite Corpses : James Tynion IV se lance dans le battle royale - ComicsDiscovery S10E17

Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous revenons sur Exquisite Corpses, le nouveau titre de James Tynion IV. Auteur que nous suivons régulièrement dans l’émission, Tynion explore ici le registre du battle royale horrifique aux côtés de Michael Walsh, pour un comics publié chez Urban Comics. Un nouveau projet ambitieux que nous avions hâte de découvrir et d’analyser ensemble.

Bataille royale familiale

Le nom de James Tynion IV commence à devenir familier si vous suivez l’émission. C’est un scénariste qui arrive souvent avec de vraies promesses et qui sait susciter l’attente. Nous suivons son travail avec attention, et il nous a régulièrement surpris dans le bon sens du terme.

On pense notamment à The Nice House on the Lake puis The Nice House by the Sea, une série dont nous attendons la suite avec impatience tant les premiers épisodes nous avaient marqués. On lui doit aussi la très efficace série d’horreur aux accents teenage Something Is Killing the Children.

Tynion est un auteur capable d’écrire des récits d’horreur tendus et ambitieux, mais aussi de s’inscrire dans un registre plus mainstream. Son passage sur Detective Comics, où il réunissait autour de Batwoman une équipe composée de Spoiler, Orphan, Clayface (dans une version réhabilitée) et Robin, reste un très bon souvenir de lecture.

Autant dire que nous étions particulièrement curieux de découvrir Exquisite Corpses.

Une battle royale pour les États-Unis

Tous les cinq ans, les familles les plus puissantes d’Amérique s’affrontent. Elles se réunissent et choisissent chacune un champion. Le vainqueur obtient le droit d’exercer son influence sur les États-Unis.

Évidemment, il ne s’agit pas d’une compétition ordinaire. Les représentants de ces dynasties sont des tueurs sanguinaires, lâchés dans une petite ville isolée transformée en terrain de chasse. Une battle royale brutale où tous les coups sont permis, et où les civils paient le prix fort.

Avec Exquisite Corpses, James Tynion IV et Michael Walsh cochent toutes les cases du comics sanglant et excessif… peut-être même un peu trop.

Erreur de parcours

Au final, Exquisite Corpses nous a laissés plutôt froids. Le concept est simple, presque trop : une battle royale ultra-violente où l’escalade graphique semble parfois tenir lieu de narration. La brutalité ne suffit pas à compenser un récit qui manque d’épaisseur, et les personnages restent trop peu développés pour susciter un véritable attachement.

Sur le fond, l’ensemble donne une impression de déjà-vu. Le mélange entre Battle Royale et The Purge ne dépasse jamais le stade de la référence évidente, sans parvenir à proposer un angle neuf ou une réelle ambition thématique.

Les dessins de Michael Walsh remplissent leur rôle, et certains designs de personnages auraient pu être marquants. Mais le scénario ne leur donne pas la place d’exister pleinement. On peine à percevoir la montée en puissance ou la vision d’ensemble que le projet semblait promettre.

D’autant plus que James Tynion IV présente Exquisite Corpses comme l’un des titres phares de sa nouvelle structure éditoriale en collaboration avec Image Comics. Une ambition difficile à saisir à la lecture de ces deux premiers numéros qui, pour l’instant, peinent à dépasser leur concept de départ.

Un éditorial qui change

Sur le plan éditorial, en revanche, Urban Comics tente quelque chose d’intéressant. L’éditeur propose ici un format court et souple de 64 pages à 7,90 €, avec en complément un coffret accompagné de bonus pour les deux premiers numéros. Une formule plus accessible, tant en prix qu’en format, qui pourrait séduire un nouveau lectorat.

Il est possible qu’Urban Comics expérimente ici une nouvelle manière de promouvoir certains titres, en misant sur une entrée moins engageante financièrement. L’idée n’est pas mauvaise : rendre le comics plus abordable reste une piste pertinente pour élargir le public.

Reste que le choix du titre interroge. Sur une série plus solide ou plus ambitieuse, l’impact aurait sans doute été plus fort. À moins que la cible visée soit un public plus jeune, moins familier des récits de battle royale, et donc moins exigeant sur les codes du genre.

Pour l’instant, Exquisite Corpses ressemble davantage à un concept accrocheur qu’à une œuvre réellement marquante. Reste à voir si la suite saura lui donner l’ampleur et la profondeur que l’on est en droit d’attendre d’un titre signé James Tynion IV.

Si, comme nous, vous préférez un James Tynion IV plus inspiré, nous vous conseillons également l’écoute de ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses travaux les plus marquants :
The Nice house on the lake : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e22-the-nice-house-on-the-lake/
Le Déviant, un conte de Noël : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e06-le-deviant-un-conte-de-noel/
Something is killing the children : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/

Le mot de la fin

Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Exquisite Corpses de James Tynion IV et Michael Walsh, publié chez Urban Comics.
On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.

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Lire un event DC de 1986 en 2026 ? ComicsDiscovery – S10E16 : Crisis on Infinite Earths

Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’attaque à un véritable monument de la culture DC. Un récit légendaire, souvent cité comme l’un des événements les plus marquants de l’histoire des comics, celui qui a bouleversé l’univers DC et marqué des générations de lecteurs : Crisis on Infinite Earths, de Marv Wolfman et George Pérez.

Et bonne nouvelle : Urban Comics remet aujourd’hui cette saga incontournable sur le devant de la scène avec une nouvelle édition en format moderne, dont le premier tome vient tout juste de sortir.

Un peu de contexte historique

Crisis on Infinite Earths date de 1986, mais son histoire commence en réalité bien plus tôt, en septembre 1961, avec The Flash #123, un épisode devenu mythique intitulé Flash of Two Worlds!.

Dans ce numéro, scénarisé par Gardner Fox et dessiné par Carmine Infantino, Barry Allen rencontre pour la première fois Jay Garrick, le tout premier Flash de l’histoire de DC. Cette rencontre introduit une idée révolutionnaire : l’existence de Terres parallèles et de réalités multiples au sein d’un même univers.

À partir de là, DC va exploiter ce concept pour multiplier les séries, et intégrer progressivement des personnages issus d’autres éditeurs rachetés au fil du temps. Des héros comme Shazam, Blue Beetle ou encore Plastic Man n’appartenaient pas à l’origine à DC, mais vont venir enrichir cette immense continuité.

Le problème, c’est qu’à la fin des années 70 et au début des années 80, l’univers DC devient de plus en plus complexe : trop de Terres, trop de versions des personnages, et des lecteurs parfois complètement perdus.

C’est dans ce contexte que Marv Wolfman arrive avec une idée radicale : détruire le multivers pour tout reconstruire autour d’un seul univers cohérent.

Et c’est ainsi que naît Crisis on Infinite Earths.

Le récit de Crisis on Infinite Earths

Dans Crisis on Infinite Earths, une menace cosmique sans précédent s’abat sur le multivers. Une entité appelée l’Anti-Monitor commence à détruire les différentes Terres une par une, effaçant des univers entiers dans une vague d’antimatière.Face à cette annihilation totale, son opposé, le Monitor, rassemble des héros et des vilains venus de toutes les réalités pour tenter de stopper la catastrophe.

Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern… tous sont entraînés dans une bataille désespérée où l’enjeu n’est rien de moins que la survie de l’existence elle-même. Mais très vite, les sacrifices deviennent inévitables, et certaines figures majeures de l’univers DC vont disparaître pour toujours.

Alors, est-ce une bonne idée de lire Crisis en 2026 ?

C’est une question qu’on peut légitimement se poser. Le récit a bientôt 40 ans, et comme beaucoup de comics de cette époque, il peut avoir un peu vieilli, aussi bien dans son écriture que dans son rythme.

Et surtout, avec la sortie de cette nouvelle édition proposée par Urban Comics, une autre question se pose : est-ce que cet achat vaut vraiment le coup aujourd’hui ?

On va commencer directement par ce qui ne va pas… non, ne vous précipitez pas sur cette édition.

À moins d’être vraiment complétiste, cette réédition de Crisis on Infinite Earths ne justifie pas son prix, pour une raison assez simple : ce n’est pas vraiment Crisis on Infinite Earths dans sa forme la plus lisible.

Le problème des tie-ins

Quand on parle d’un énorme event DC ou Marvel, il faut comprendre une chose : ce sont des univers interconnectés. Donc forcément, toutes les séries en cours sont impactées.

Ces épisodes parallèles, publiés dans d’autres séries mais liés à l’event, on appelle ça des tie-ins. Et souvent, les éditeurs publient l’histoire principale dans un tome, puis un second volume type Companion Book qui regroupe ces épisodes annexes.

Mais ici, Urban a fait un choix éditorial discutable : ils ont tout mélangé.

Résultat, vous lisez un chapitre de Crisis, puis vous enchaînez sur plusieurs numéros de séries annexes, parfois sans vrai contexte, avec des personnages obscurs, issus d’un univers des années 80 dont vous n’avez jamais entendu parler… et dont vous n’entendrez probablement plus jamais parler après.

Un classique malgré tout

Malgré tout, Marv Wolfman et George Pérez restent deux immenses artistes qui ont profondément marqué l’histoire des comics.

Certes, Crisis on Infinite Earths est un récit très bavard, avec une narration typique des années 80, et une colorisation qui a clairement vieilli. Mais ça reste un pilier fondamental de l’univers DC, un événement dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui, même dans les histoires modernes.

De mon côté, j’ai pris un vrai plaisir à découvrir la série, ne serait-ce que pour les dessins de George Pérez, qui sont tout simplement magnifiques. Chaque page déborde de détails, de personnages, d’énergie… c’est un travail monumental.

Alors oui, vous ne comprendrez peut-être pas tout, et vous allez sûrement croiser des héros dont vous n’avez jamais entendu parler. Mais ça fait aussi partie de l’expérience : plonger dans un récit qui a marqué des générations de lecteurs et qui continue, encore aujourd’hui, à influencer tout l’univers DC.

Donc tentez l’aventure… mais évitez cette nouvelle édition. Préférez une version plus simple, qui contient uniquement les 12 épisodes complets de la mini-série originale.

Envie de découvrir d’autres events marquants ?

Si cette plongée dans Crisis on Infinite Earths vous a donné envie d’explorer d’autres grands événements qui ont marqué l’histoire des comics, on vous conseille de jeter une oreille à ces épisodes de ComicsDiscovery :

Flashpoint de Geoff Johns et Ivan Reis :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/

X-Men : Messiah Complex :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s03e04-x-men-le-complexe-du-messie/

Civil War de Mark Millar et Steve McNiven :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-lete-des-must-have-civil-war/

Le mot de la fin

Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Crisis on Infinite Earths de Marv Wolfman et George Pérez.

Avec cet événement mythique, on s’est attaqué à l’un des récits les plus importants de l’histoire de DC Comics, celui qui a bouleversé le multivers et marqué des générations de lecteurs.

Même si l’œuvre a forcément vieilli sur certains aspects, elle reste un pilier incontournable pour comprendre l’univers DC moderne et l’héritage des grandes sagas éditoriales.

On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.

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Aprés Walking Dead, l'inquisition - ComicsDiscoveryS10E15 : Hérétique

Bienvenue pour un nouvel épisode de ComicsDiscovery !

Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir Gaëlle Hersent et Margaux Saltel, impliquées dans l’organisation du Festival interconnecté de la bande dessinée à Montpellier. Un épisode un peu particulier, puisque l’on parle à la fois d’un événement majeur, d’une mobilisation historique dans le milieu de la bande dessinée, et bien sûr du comic de la semaine : Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard, disponible chez Delcourt.

Festival interconnecté : un contre-festival porté par Girlxcott

Le Girlcott est né à la suite des révélations sur les violences systémiques et le management toxique entourant le Festival d’Angoulême, ainsi que sur la manière dont certaines personnes victimes de VSS ont été traitées. Cette mobilisation, devenue la collective Girlxcott (pour être plus inclusive), fédère aujourd’hui des centaines d’auteurices de bande dessinée. Le but est de mobiliser  pour défendre leurs droits, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et faire évoluer en profondeur un milieu longtemps dominé par des logiques d’exclusion et de privilèges.

Après une mobilisation historique ayant mené à l’annulation de l’édition 2026 du FIBD, la collective s’organise et devient une association loi 1901, avec pour vocation le soutien à la création et à la diffusion de la bande dessinée dans une perspective féministe et inclusive.

Avec l’annulation du FIBD, Girlxcott a décidé de lancer le Festival interconnecté de la bande dessinée, un contre-festival organisé simultanément dans plusieurs villes de France. L’objectif est de rassembler une multitude d’événements autour de la BD, avec un angle politique, féministe et inclusif. Nous en discutons avec Margaux Saltel et Gaëlle Hersent, et plus particulièrement de la version montpelliéraine du festival.

👉 Toutes les informations et le programme du festival sont à retrouver ici :
https://campsite.bio/girlxcott

Hérétique : Adlard quitte les zombies pour l’Inquisition

Charlie Adlard est un dessinateur britannique incontournable du comics contemporain, principalement connu pour avoir illustré pendant plus de quinze ans la série culte The Walking Dead aux côtés de Robert Kirkman. Son trait rugueux, expressif et viscéral en a fait l’un des artistes majeurs du comics horrifique moderne.

Robbie Morrison, scénariste écossais reconnu, s’est illustré sur des séries emblématiques comme Judge Dredd, Nikolai Dante, The Authority ou encore Batman, avec un goût prononcé pour les récits sombres, politiques et historiques.

Le comic raconte l’histoire de Johann Weyer, un savant du XVIᵉ siècle farouchement opposé à la chasse aux sorcières. Des années plus tard, Sigmund Freud, fasciné par son œuvre, aurait dissimulé ses journaux.

Lorsqu’une traduction refait surface, le lecteur découvre la jeunesse de Weyer, sa rencontre avec son maître, l’archiviste Agrippa, et une enquête qui les entraîne au cœur d’une vague de crimes liés à la terrifiante Inquisition.

 

Une étude de l’homme et de ses cycles de violence

Au-delà du thriller historique, Hérétique propose une réflexion sur la nature humaine. Lorsque le monde change et que les temps deviennent difficiles, l’homme a tendance à chercher des responsables plutôt que de reconnaître ses propres torts. Les femmes, les étrangers, la religion… peu importe, tant que l’on trouve quelqu’un à blâmer.

Le dessin de Charlie Adlard renforce ce propos avec un travail marqué sur les expressions faciales, les regards et un découpage oppressant. Le trait brut et sombre donne à voir un visage terrifiant et sauvage de l’humanité.

Un immense merci à nos invitées Gaëlle Hersent et Margaux Saltel pour leur temps, leur engagement et leurs éclairages passionnants autour du Festival interconnecté de la bande dessinée et de la collective Girlxcott. On ne peut que vous encourager à aller découvrir leur travail, suivre l’actualité du festival et soutenir cette initiative essentielle en vous abonnant à leurs comptes Instagram.

👉 Girlxcott Montpellier :
https://www.instagram.com/girlxcott.montpellier/

👉 Margaux Saltel :
https://www.instagram.com/m_saltel/

👉 Gaëlle Hersent :
https://www.instagram.com/gaelle_hersent/

Si comme nous vous aimez les comics horrifiques et les récits sombres qui interrogent la nature humaine, on vous conseille de poursuivre votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery :

Le mot de la fin

Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard. Un épisode riche en échanges, entre analyse d’un récit marquant et discussion autour des enjeux actuels du milieu de la bande dessinée.

On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.

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Jeff Lemire nous fait découvrir un nouveau Wally West - ComicsDiscovery S10E14 : Absolute Flash

Après avoir traité une bonne partie des titres du label Absolute de DC Comics tout au long de l’année 2025, on termine ce tour d’horizon avec la dernière sortie publiée chez Urban Comics : Absolute Flash, écrit par Jeff Lemire et dessiné par Nick Robles et A.L. Kaplan.

Après Absolute Superman, Absolute Wonder Woman, Absolute Batman et surtout Absolute Martian Manhunter, véritable coup de cœur de l’équipe, cette relecture de Flash est-elle au même niveau que ses comparses ? On vous donne notre avis dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery.

Absolute Flash : une autre vitesse pour le héros écarlate

Dans Absolute Flash, Jeff Lemire fait un choix fort : ici, pas de Barry Allen, mais Wally West, un personnage majeur de l’histoire de Flash, notamment grâce au run emblématique de Mark Waid que l’on peut retrouver dans les DC Archives chez Urban Comics.

On découvre Wally West adolescent, vivant sur une base militaire où travaille son père. Solitaire, un peu rebelle, il voit sa vie basculer à la suite d’un accident impliquant une expérience menée par un certain Barry Allen. Cet événement va lui conférer les pouvoirs de Flash… mais également attirer sur lui l’attention d’une équipe étonnamment familière pour les fans du personnage.

Jeff Lemire s’amuse surtout à remodeler les éléments iconiques de l’univers de Flash, en les intégrant à cette continuité Absolute plus sombre et plus brute. Une approche qui fait écho à ce que le label a déjà proposé sur Superman, Wonder Woman ou Martian Manhunter, tout en gardant une identité propre.

Jeff Lemire, un auteur aux multiples facettes

Si vous êtes lecteur de comics ou auditeur régulier de ComicsDiscovery, le nom de Jeff Lemire ne doit pas vous être inconnu. Auteur extrêmement prolifique, il navigue avec aisance entre l’indé et le mainstream.

On lui doit des œuvres marquantes comme Sweet Tooth, Black Hammer ou Royal City, mais également des titres plus grand public comme Joker: Killer Smile, la saga de science-fiction Descender, son passage remarqué sur Green Arrow, ou encore Gideon Falls, qui avait d’ailleurs fortement divisé l’équipe lors de sa sortie.

Au dessin, Absolute Flash s’appuie sur Nick Robles et A.L. Kaplan. Si leur travail est globalement efficace, le changement d’artiste en cours de récit se ressent et peut un peu casser la fluidité visuelle, un point que l’on aborde dans l’épisode.

Un titre idéal pour découvrir Flash ?

Absolute Flash est un comics agréable à lire, rythmé, plein d’action et truffé de références à l’univers des speedsters de DC Comics. Mais, contrairement à certains autres titres du label Absolute, il fonctionne surtout si l’on connaît déjà bien le personnage et son lore.

L’un des grands intérêts du récit réside dans la manière dont Jeff Lemire réinvente des figures familières et joue avec les attentes des lecteurs. Sans cette connaissance préalable, l’histoire peut perdre en impact et se réduire à un récit adolescent efficace, mais finalement assez classique.

Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on revient en détail sur ce que propose Absolute Flash, ses forces, ses limites et sa place au sein du label Absolute de DC Comics.

Vous aimez Flash et son univers ? Nous aussi.
Pour prolonger votre découverte, on vous propose de poursuivre avec ces épisodes de ComicsDiscovery :

Comment découvrir Flash en comics :

https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e40-flash/

Flashpoint de Geoff Johns et Andy Kubert :

https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/

Absolute Martian Manhunter :

https://jamesetfaye.fr/labsolute-a-ne-pas-rater-comicsdiscovery-s10e12-absolute-martian-manhunter/

Le mot de la fin

Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Absolute Flash de Jeff Lemire.
Après avoir exploré plusieurs titres du label Absolute de DC Comics, on espère que cette relecture de Flash, centrée sur Wally West, vous aura donné envie de (re)découvrir le personnage et son univers.

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Avant Scott Pilgrim : À la dérive, le premier comics de Brian Lee O’Malley | ComicsDiscovery S10E13

Avant d’organiser des tournois d’ex maléfiques, Brian Lee O’Malley faisait dans le road trip introspectif.

Cette semaine, nous discutons de À la dérive, le tout premier comics de l’auteur de Scott Pilgrim, publié pour la première fois en français chez Hi Comics.

À la dérive de Brian Lee O’Malley

Une introspection sur quatre roues

Le récit met en lumière Raleigh, une jeune femme perdue dans ses pensées et sa vie. Elle part en road trip avec trois connaissances, sans but particulier. Rapidement, ce voyage devient une métaphore de son propre chemin de pensée. À la dérive n’est pas un récit d’action, ni une comédie romantique ; c’est une plongée dans un malaise poignant et universel.

Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la manière dont O’Malley transforme l’invisible en visible. La solitude, le vide intérieur, le manque de repères, l’hésitation constante entre ce qu’on désire et ce qu’on n’ose pas faire. Ces émotions sont transmises par les regards, les silences, le paysage étiré qui défile comme un miroir de l’esprit de Raleigh.

Plus qu’un road trip

Plutôt que de raconter une histoire pleine d’événements, À la dérive installe une atmosphère et laisse le lecteur ressentir plutôt que simplement suivre une intrigue. Le style graphique, déjà marqué par l’influence du manga et une narration cinétique, capte parfaitement ce sentiment de flottement.

Les personnages secondaires ne sont pas simplement des accompagnateurs ; ils deviennent des miroirs ou des obstacles pour comprendre qui est réellement Raleigh et ce qu’elle fuit ou cherche.

Ce roman graphique traite avec délicatesse de thèmes comme :

    "
  • la crise d’identité et la difficulté à se reconnaître soi-même,
  • la solitude malgré les autres,
  • le besoin de sens à un âge où les repères s’effritent,
  • la fragilité des émotions et leur traduction visuelle.

C’est un livre qui ne t’en met pas plein la vue, mais qui te touche précisément parce qu’il ne prétend rien cacher.

Un avant-goût de la voix d’O’Malley

Pour ceux qui ne connaissent O’Malley que via Scott Pilgrim, À la dérive peut sembler plus subtil, presque fragile. Et pourtant, on y retrouve déjà sa manière d’explorer la vulnérabilité humaine avec humour et sensibilité.

Ce n’est pas une BD « punchy », mais une expérience de lecture où l’on ressent davantage qu’on ne comprend, et c’est précisément ce qui fait sa force.

Si tu es sensible aux récits introspectifs, aux road trips philosophiques ou aux BD qui abordent l’âme humaine sans artifices, À la dérive est une œuvre qui mérite d’être connue.

Dans cet épisode, nous accueillons un nouveau membre dans l’équipe ComicsDiscovery : Cecil, auteur de bande dessinée et illustrateur. On espère que vous lui ferez un très bon accueil, et surtout, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son compte Instagram pour découvrir son travail :

https://www.instagram.com/cecilbehar

Pour aller plus loin avec Hi Comics

Si À la dérive vous a donné envie d’explorer davantage le catalogue de Hi Comics, nous vous recommandons également trois épisodes de ComicsDiscovery consacrés à des titres marquants de l’éditeur :


Trois lectures très différentes, mais qui illustrent parfaitement la diversité et la richesse éditoriale du catalogue Hi Comics.


Le mot de la fin

Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à À la dérive de Brian Lee O’Malley.
Un grand merci également à Cecil, qui rejoint l’équipe à l’occasion de cet épisode. On espère que vous lui réserverez un bel accueil et que vous irez découvrir son travail d’auteur de BD et d’illustrateur.

On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.

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